La Harley-Davidson Forty-Eight

12 JUIN 2015

La Harley-Davidson Forty-Eight

Quand on parle de marques de caractère, évocatrices, mythiques, Harley-Davidson arrive forcément en tête des suffrages. Amateurs de chromes et de motos de rêve, je vous invite à découvrir la Sportster Forty-Eight. Urbaine? Oui, mais pas seulement!

La Harley-Davidson Forty-Eight
Entre tradition et modernité

Entre tradition et modernité

Le Fantasme 

La Forty-Eight est basse, sombre, sans fioritures. Elle attend celui qui aura l’audace de l’enfourcher. Elle le veut renégat, sauvage, farouchement indépendant. C’est « l’homme à la moto » de Piaf: « Il portait des culottes, des bottes de moto, un blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos ; sa moto qui partait comme un boulet de canon semait la terreur dans toute la région« . La chanson date de 1956 ; la moto, elle, doit son nom à l’année de création de son réservoir: 1948. Quand surgissent ce diable d’homme et sa monture, les « California Girls » des Beach Boys, blondes et pulpeuses, blêmissent de désir. En vain, elles n’obtiendront pas même un regard de ce bad boy. Il est au guidon d’une moto qui n’a qu’une place, et ce n’est pas par hasard.

La Harley-Davidson Forty-Eight

Il y a quelque temps, je vous proposais 5 machines d’exception constituant le garage idéal ; la Forty-Eight faisait partie du (gros) lot. Il est désormais temps de s’approcher de l’étalon américain, et d’essayer de l’amadouer. Contact.

Indomptable? au contraire, civilisée! (presque)

Clé dans la poche grâce au système keyless ride, je mets en route le twin. Le grondement initial se mue, après quelques tours, en ronronnement caractéristique. La selle, monoplace donc, est ferme sans être dure, et je fais corps avec la machine plus naturellement que je ne l’aurais imaginé. Les bras sont presque tendus, les pieds se placent sur les cale-pieds avancés. Le compteur est épuré mais néanmoins complet et pratique, intégrant pour cette nouvelle version un compte-tours et un indicateur de rapport engagé. 

Autoroute, puis tunnel sous Fourvière, me conduisent jusqu’au Musée des Confluences. Malgré la circulation dense et la vigilance qui s’impose, la Forty-Eight se distingue par sa finesse et son équilibre lors des remontées de files. Un conducteur endormi tarde à se décaler? Un petit débrayage et une torsion de la poignée droite produisent un son bien plus efficace que le klaxon pour libérer la route! Sinon, au-delà des 100km/h, et jusqu’à 140, on « prend de l’air », certes, mais même visière relevée ce contact direct avec les éléments a quelque chose de primitif et plaisant.

La Harley-Davidson Forty-Eight

Check me out

L’engin prend la pose, juste entre Rhône et Saône, le temps d’une revue de détails. Ce fameux réservoir, donc, en premier lieu. Souvent imitée, jamais égalée, cette signature de la gamme Sportster est ici interprétée dans sa version originale, la plus pure. Juste en-dessous, le moteur Twin 1200cm3 en V affirme sa virile présence. La combinaison du chrome et du métal époxy noir mat est flatteuse sans être clinquante.
Derrière, le garde-boue court est flanqué de clignotants qui intègrent à la fois éclairage, feux stop et indicateurs de direction. Ces éléments sont très bien réalisés, et offrent une visibilité remarquable alors qu’ils ne font que la taille de deux cadrans de montre!

Les superbes jantes à rayons chromés sont chaussées de gros pneus développés spécifiquement par Michelin, qui offrent le look Bobber tout en présentant un agrément de conduite moderne.
Devant, rien de superflu. Un gros pneu, toujours. Un disque de frein ajouré en hélice, un petit phare rond, un compteur. Enfin, sous le guidon, les rétros. Si dans un premier temps il est assez déconcertant de regarder vers le bas pour voir derrière soi, le pli se prend très vite et offre une rétrovision large et sécurisante. Et quel look! Rien ne dépasse au-dessus du guidon, la ligne générale de la Forty-Eight, longue et basse, tient en grande partie à ce détail.

clignos intégrant phares et feux stop
style dépouillé vintage. gros pneus, roues à rayons. noir/chrome. rétros sous guidon. 

finition et présentation flatteurs. sans tomber dans le cliché, il va arriver un moment où vous allez l’admirer depuis votre table. 

embrayage viril, tant mieux, les « klongs » massifs viennent récompenser le geste volontaire du pied gauche. 

La Harley-Davidson Forty-Eight

Screw it, let’s ride  

Soyons clairs, les photos peuvent induire en erreur mais la vérité m’oblige à vous le dire, ce n’est pas une moto faite pour le tout-terrain! La ville, les petites routes en mode balade, et même quelques sections de réseau rapide, voilà le terrain de jeu de la Forty-Eight. Dans ce contexte, la commande de la boîte de vitesses à 5 rapports est virile mais correcte ; le geste volontaire et franc du pied gauche se voit à chaque fois récompensé par un « klang » massif. La jambe droite n’est pas en reste, car le filtre à air proéminent fait office, sur l’intérieur du mollet, de vibromasseur distillant généreusement les fameuses good vibrations. Pour le comportement, il est globalement plus éclectique d’usage qu’on ne pourrait le croire, il s’agit juste de tenir compte du poids de l’engin… et de son rayon d’action.
Déjà évoquée, la capacité du réservoir de 8 petits litres, impose des pauses régulières en station-service. L’autonomie maximale théorique est de 160km, mais pour éviter des déconvenues il semble plus sage de prévoir un pit-stop toutes les cent bornes. Un peu contraignant certes ; mais comme je suis de tempérament à voir le côté positif des choses, j’ai ainsi découvert les joies du « plein à dix balles »!

Rejoignez la tribu H-D

Devenir le propriétaire d’une Harley-Davidson (ce qui, dans le cas présent, peut s’arranger contre 11 750€), c’est aussi obtenir le droit d’appartenir au HOG, le Harley Owner’s Group, qui compte plus d’un million de membres à travers le monde. Le Chapter de Lyon est particulièrement vivant et propose de rouler en groupe, à la découverte de lieux exceptionnels. J’en ai fait l’expérience récente lors des Touring Days organisés par S&B Events et je peux témoigner que le roulage en groupe procure un plaisir insensé, l’une de ces expériences qu’il faut avoir réalisé au moins une fois dans sa vie.
Ces rassemblements sont aussi l’occasion de parler motos et, forcément, de personnalisation. La firme de Milwaukee représente le Graal pour qui veut une moto unique ; le catalogue HD est riche de possibilités et de variations, radicales ou subtiles. Par exemple, la photo ci-dessous est celle d’une Forty-Eight, sublimée par un réservoir Hard Candy à paillettes, d’un arrière rabaissé et tronqué, et de quelques petits upgrades dont vous trouverez le détail sur le site. Inspired?

La Harley-Davidson Forty-Eight

Harley-Davidson Grand Lyon: www.harley-lyon.com
à Dardilly (Lyon Nord): 58 chemin de la Bruyère, Tel. 04 72 52 14 41

à Brignais (Lyon Sud): 5 chemin de Sacuny (rond-point de la SPA), Tel. 04 78 05 60 89

Pour cet essai je porte:
Chaussures Timberland « The Original Boot ». Jean Levi’s coupe 504, coloris Black Drift. Veste Dainese « Air Pelle ». Lunettes Randolph « Aviator 23k GP »
. Casque Harley-Davidson « Boss Jet ».
Montre Suunto « Elementum Terra », lire ici l’article
 détaillé.
Gants Alpinestars « Air Carbon », lire ici l’article détaillé.

Remerciements:
pour la remarquable organisation des « Touring Days » H-D, Solutions & Business Events
.
pour la logistique et la photographie, Umami Productions.

La Harley-Davidson Forty-Eight
Philippe B
philippe@lyonaumasculin.com
2 Commentaires
  • leger
    Posté à 14:00h, 18 août Répondre

    bjr,

    Cette moto, elle est craquante esthétiquement parlant. en plus ll parait qu’elle vous ensorcèle même et surtout au vitesse légale… faudra que j’y réflechisse très, très sérieusement!

  • jacques inizan
    Posté à 16:30h, 08 octobre Répondre

    Merci pour la belle mise en avant de notre modèle emblématique: l’Aviator.

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