Les montres de James Bond

6 NOVEMBRE 2015

Les montres de James Bond

La sortie en salles de Spectre, dernier épisode des aventures de l’agent 007, annonce de nouvelles prouesses horlogères. Depuis plus de 50 ans, les exploits de James s’appuient sur une collection unique de montres. Marques prestigieuses (Rolex, Breitling, Omega), fonctions uniques… retour sur une collaboration étroite entre l’homme et ses belles mécaniques.

Les montres de James Bond

Rolex Submariner
Modèle emblématique de la première marque mondiale, ce garde-temps est également connu sous la désignation « Oyster », huître, en référence à son étanchéité. Sean Connery porte exclusivement cette montre, de Dr No (1962) à 1967 (On ne vit que deux fois). Le personnage de James Bond étant gradé Commandeur de la marine britannique, il est tout naturel qu’il soit équipé de cette Submariner, portée par les plongeurs de combat de son corps d’armée! Sobriété, efficacité, sans oublier ce petit côté « militaire » souligné par le
bracelet tissu NATO: ce modèle établit la fondation d’une relation privilégiée entre l’espion et sa montre.

 

Les montres de James Bond

Breitling Top Time
Cette création exclusive est la toute première des montres de James à être munie d’une fonction spécialement dédiée à sa mission. L’énorme boîtier renferme en effet un compteur Geiger, qui permet de détecter la présence de radiactivité, et de déjouer les sinistres projets de Spectre dans Opération Tonnerre. Cette Breitling est donc la première d’une longue liste de montres-gadgets, désormais indissociables de l’équipement que Q fournit à Bond à chacune de ses missions. La base est donc une « Top Time » avec fonctions chronographe et tachimètre certes, mais dont la manipulation doit être délicate, sans poussoirs apparents ! 

Les montres de James Bond

Hamilton Pulsar P2
Le fait que James opte à partir de 1973 (Vivre et laisser mourir, le premier avec Roger Moore) pour une montre électronique plutôt que mécanique, est le reflet direct de l’histoire de l’horlogerie. C’est la fameuse « crise du quartz » des années 70 et 80, qui faillit faire disparaître l’industrie horlogère suisse. En 1978, les ventes de montres électroniques passent, pour la première fois, devant celles de montres mécaniques ; en 1983, l’association de fabricants suisses contre-attaque en créant la marque Swatch… avec le succès que l’on sait. Fait notable, au début des années 70, cette technologie révolutionnaire était synonyme de luxe: la Pulsar coûtait alors autant qu’une automatique de grande marque! 

Les montres de James Bond

Seiko 
Profitant de cette période agitée pour l’horlogerie traditionnelle, la marque japonaise Seiko s’offre une vitrine exceptionnelle dans pas moins de quatre films de l’agent 007. Mettant en avant alternativement des fonctions fantaisistes, ou au contraire, de réelles illustrations de la technologie nippone. En 1977 (L’espion qui m’aimait, photo ci-dessus), James reçoit ses instructions sur une bande imprimée, sur un modèle modifié de la 0674LC à cristaux liquides. Les épisodes suivants mettent en scène les montres-ordinateurs, montres-boussoles-détecteurs-radar, et j’en passe ; la palme revient sans doute à la montre-télévision (!) dont le fantasque espion se sert pour
explorer le décolleté de l’assistante de Q

Les montres de James Bond

Tag Heuer Professional 200M
Timothy Dalton interprète James Bond à la fin des années 80 ; époque trouble pour l’image de l’agent, pour ses relations avec l’industrie horlogère, aussi… Là où le poignet de James était auparavant au centre de l’intrigue, il passe au second plan. On remarque cependant le retour en grâce de modèles Swiss Made, fondateur pour la suite de la série. En 1987 (Tuer n’est pas jouer), la montre est à peine visible: ça ressemble fort à une Rolex Submariner, mais non. C’est une Tag Heuer, modèle de plongée (étanche à 200 mètres), mais à cœur de quartz ; au demeurant une pièce d’un excellent rapport qualité/prix, pour le fan de 007 à moyens modestes!

Les montres de James Bond

Omega
L’ère Pierce Brosnan est étroitement associée à une politique soutenue de placement produit ; procédé déjà sensible à la même époque par le choix des
James Bond Cars. L’appel d’offre est remporté par Omega (groupe Swatch), 2ème marque mondiale après Rolex, qui profitera d’une exposition de premier plan pour sa gamme. Dans Goldeneye, la Seamaster Quartz Professional est ainsi équipée d’un laser qui découpe les panneaux de blindage, et d’un détonnateur à distance de charges explosives: fonctions indispensables au quotidien, il faut bien le reconnaitre! 

Les montres de James Bond

Seamaster édition limitée SPECTRE
L’interprétation par Daniel Craig, initiée en en 2006 dans Casino Royale, correspond à l’âge de maturité pour Omega. Les modèles choisis sont ceux qui incarnent le plus le savoir-faire de la marque, et la communication et le marketing sont axés sur l’exclusivité. Pour le dernier opus des aventures de James Bond, Spectre, ce sont deux modèles spécifiques qui ont été créés !
Produit en série limitée à 7007 exemplaires, le modèle Seamaster 300 arbore un bracelet NATO en clin d’oeil aux origines. Le mécanisme est doté du mouvement coaxial breveté, la lunette en céramique noire affiche à son midi, non pas « 12 », mais le mythique chiffre Zéro. Ajoutez à celà une protection contre les champs magnétiques, des gravages spécifiques « 007 », et un coffret qui se verrouille par un code à trois chiffres… vous devinez lequel.
Le modèle illustré ci-dessous, l’Omega Seamaster Aqua Terra, est quant à lui produit à 15 007 unités. La trotteuse arbore l’écusson officiel de la famille Bond, le fond offre une très belle ouverture au motif du « canon strié », révélant le mécanisme spécifique. 

Et pour les fonctions utiles à l’agent secret qui sommeille en chacun de nous, je vous invite à les découvrir en salles, à partir du 11 novembre !  

Omega Bond Collection, disponible en occasion sur la boutique Chrono24.

Omega : montres James Bond

Crédit illustrations: ElevenJames.com, EON Productions, OmegaWatches.com

Philippe B
philippe@lyonaumasculin.com
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