Automobile : 5 motifs de fâcherie

13 JUIN 2016

Automobile : 5 motifs de fâcherie

Quand c’est trop, c’est trop. Délires politiques et autres ratés aux conséquences plus ou moins graves… que diriez-vous de quelques raisons pour démarrer la semaine par un coup de gueule? Bien sûr, avec une dose raisonnable de mauvaise foi, mais principalement des motifs sérieux.D’habitude sur ce site, on préfère mettre l’accent sur les aspects positifs ; ma nature enthousiaste tend à se communiquer dans mes lignes. Pour autant, la critique est parfois nécessaire. L’an dernier, la lettre ouverte à Chantal Perrichon avait provoqué de très vives réactions, le plus souvent favorables. Les lignes qui suivent ne recherchent pas la polémique, tout juste espèrent-elles faire progresser le débat !

Automobile : 5 motifs de fâcherie

Des automates au volant

La technologie nous propose des voitures qui se garent toutes seules, qui nous intiment l’ordre de boucler nos ceintures, qui gèrent les phares et les essuie-glaces, qui surveillent les angles morts, etc. Le pilotage automatique devient une réalité, demain on pourra lire son journal au volant. Dans ces automobiles bardées de capteurs, où l’électronique remplace (avantageusement?) l’humain, la réalité rattrape la science-fiction. Sur le principe, pourquoi pas. Mais alors, que la priorité soit d’équiper les véhicules de systèmes activant les clignotants ! L’usage des feux indicateurs de direction est de plus en plus rare, avec de désastreuses conséquences pour la sécurité routière. Comme les forces de l’ordre semblent avoir d’autres priorités que d’appliquer la loi sur ce point précis… chers constructeurs, on compte sur vous pour remédier à l’étourderie des conducteurs !

Automobile : 5 motifs de fâcherie

Le salon Alternativ’Auto… chasse gardée?

Pour sa dernière édition, le salon de la mobilité électrique s’est installé au coeur de la Cité Internationale. Dans un tel cadre, on se réjouissait de découvrir les progrès des véhicules électriques et hybrides. Seulement voilà, c’est le Mag2Lyon qui œuvre en coulisses de l’évènement… et garde jalousement la visibilité de ce rendez-vous. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la communication autour de ce salon est restée confidentielle. Par conséquent, le public fut clairsemé autour des stands des partenaires… Présents l’an dernier, deux acteurs majeurs (BMW, Tesla) ont cette fois choisi de faire l’impasse. Interrogés, ils invoquent la visibilité trop faible pour justifier le coût de participation. La création de ce salon semblait une entreprise louable, mais à moins de lui donner les vrais moyens de se faire connaitre, son avenir semble compromis… Souhaitons à l’édition 2017 une organisation plus en phase avec ses ambitions !

Automobile : 5 motifs de fâcherie

Au péage : moins d’humains, plus de robots

Avec le télépéage, l’aspect pratique a certes été séduisant. En réalité, l’objectif premier de Vinci et consorts reste de réduire au strict minimum leur masse salariale. Moins de dépenses, plus de revenus grâce aux abonnements, l’équation est miraculeusement lucrative. « Eh les gars, j’ai une idée, si on faisait payer aux gens le droit de payer, tout en virant les trois-quarts de nos effectifs? » L’idée dépassait sans doute les rêves les plus fous du conseil des actionnaires, et pourtant elle est couronnée de succès depuis plus de 10 ans. Mais pour ceux qui n’ont pas cédé aux sirènes du badge électronique, les sociétés d’autoroutes ont trouvé la parade, en baissant la qualité du service. Désormais, le conducteur n’a plus d’autre choix que de subir le racket organisé par l’intermédiaire de machines… à la fiabilité hasardeuse. Le magazine Auto-Plus a ainsi relevé de nombreux cas de surfacturation abusive. Si vous utilisez un coffre de toit, ou circulez à deux-roues, vérifiez sur l’écran de la machine avant de payer ! Nos politiques – ceux dont l’emploi est la priorité, à ce qu’il paraît – reconduisent sans sourciller le privilège de la concession payante des autoroutes… à ceux-là même qui suppriment des emplois. L’usager râle (parfois), paie (toujours) et l’État fait (encore) preuve de sa lâcheté face aux abus manifestes : une équation qui devient malheureusement… la norme.

Automobile : 5 motifs de fâcherie

Les feux arrière de la nouvelle Mégane

Annoncée comme l’une des voitures les plus attendues de l’année, la nouvelle Mégane avançait de beaux arguments. Avec l’intention annoncée de « redonner des sensations de conduite au conducteur », tout un programme ! On a pu être séduit par les premières images diffusées, et une campagne TV décalée. Maintenant que l’on commence à en voir sur les routes, difficile de ne pas être choqué par ce bandeau lumineux rouge qui barre tout l’arrière de la voiture. La mode de la « signature lumineuse » atteint ici le summum du mauvais goût… On parie combien que les designers de Renault planchent déjà sur un prochain restylage?

Automobile : 5 motifs de fâcherie

Les anciennes bannies en ville?

Le sujet a fait grand bruit auprès des amateurs de voitures et motos de collection : l’interdiction de circulation pour les véhicules de plus de 20 ans sera bel et bien appliquée au 1er juillet à Paris. Comme souvent, il s’agit d’une mesure préconisée par des individus qui ne connaissent rien au sujet. Une « solution » bien-pensante, exécrable et surtout inefficace pour lutter contre la pollution des grandes villes. La situation parisienne nous concerne tous, elle risque de faire jurisprudence dans d’autres agglomérations. Lutter contre son application, c’est un geste de défense pour nos chères et charismatiques anciennes.

Philippe B
philippe@lyonaumasculin.com
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