La Triumph Street Twin (aka Miss Bonnie)

2 FÉVRIER 2016

La Triumph Street Twin (aka Miss Bonnie)

Le bal des nouveautés moto 2016 est ouvert en compagnie de cette charmante Anglaise. Essai complet de la petite sœur de la mythique Bonneville : 900 cm3, de l’allure, et du caractère. La nouvelle Triumph Street Twin : pâle copie, ou éclatante réussite?

La Triumph Street Twin (aka Miss Bonnie)

Au départ de la concession Triumph de Dardilly, cette découverte commence par une présentation de la machine. Flambant neuve, disponible en 5 coloris, la « petite » Street Twin offre un look plutôt réussi. La nouveauté la plus significative est la présence d’un radiateur d’eau : élément rarement gracieux, mais bien intégré à l’avant du moteur bicylindre. Pas de fils, pas de tuyaux ; rien ne dépasse, la finition est soignée. Sinon, la double ligne d’échappement, le gros phare rond, le réservoir classique revisitent les classiques de la glorieuse lignée Bonneville. 

La magie opère dès la mise en route du moteur. Ce 900 a des choses à dire, et ne va pas s’en laisser conter par son aîné, le 1200. Une sonorité bien ronde, véritable invitation à prendre le guidon, s’échappe des cônes en inox brossé. Juste le temps de prendre connaissance des fonctions « modernes » du tableau de bord (indicateur de rapport engagé, ordinateur de bord avec jauge, autonomie, consommation…), et nous voilà partis.

Le nouveau moteur Triumph: soin du détail, et force de caractèreLe nouveau moteur Triumph: soin du détail, et force de caractère

Easy ride
Au confort de la selle et de la position de conduite (accessible aux petits gabarits) s’ajoute une agilité remarquable. La sélection des vitesses est aisée, et la manipulation des commandes laisse à penser qu’il s’agit d’une machine idéale pour les motard(e)s qui débutent. Fine et équilibrée, la « Street » se faufile avec bonheur dans la circulation. Un régal, aux heures de pointe !

Difficile à croire que 55 chevaux « seulement » nous propulsent, surtout quand cet essai fait suite à celui d’une machine de 3 fois cette puissance. Triumph a soigné le couple moteur, la disponibilité à bas et moyens régimes : le résultat est étonnant de vivacité. La bande-son distille un mélange de rauque et d’onctueux ; et la gestion électronique ne gâche aucunement la fête. Comme quoi, même en Ride by Wire et en Euro 4, il est encore possible de profiter d’un moteur bien vivant !

La Triumph Street Twin (aka Miss Bonnie)

Queen of the Street
Quelques minutes de pause donnent l’occasion aux passants du centre-ville de profiter du spectacle. Motards pratiquants ou non, nombreux sont ceux qui s’approchent de la belle, visiblement aimantés par la nouvelle venue. « Ah, les Anglaises, c’est la classe », et autres commentaires admiratifs se multiplient. Une cote d’amour instantanée, et un pouvoir d’attraction indiscutable : autant de réactions spontanées qui promettent une belle carrière à Miss Bonnie. Certes, une poignée de puristes tiquent sur le radiateur, les roues à bâtons, quelques matériaux perfectibles… Qu’ils se rassurent : avec des dizaines d’accessoires disponibles pour personnaliser et rehausser son nouveau modèle, Triumph a tout prévu pour les plus exigeants.

Réunion de famille rue Mercière: à droite, une version "custom" de la BonnevilleRéunion de famille rue Mercière: à droite, une version « custom » de la Bonneville

De retour à la concession (non sans avoir été agréablement surpris par les aptitudes autoroutières de la Street Twin), vient le moment des considérations pratiques. L’équipe commerciale est ravie de voir sa gamme ainsi complétée, et m’en apprend plus sur le modèle. Triumph s’apprête à effectuer son lancement national, au prix de 8900€. Une tarification qui ne souffre pas de la comparaison avec les concurrentes, italiennes notamment.

La marque ne cache plus ses intentions auprès de la clientèle féminine : « le marché des motards est saturé, celui des motardes… plein d’avenir ». Effectivement, certaines caractéristiques de Miss Bonnie (la hauteur de selle, la souplesse des commandes) semblent répondre aux attentes de ces dames. Pour autant, le lecteur-type de Lyon au Masculin ne doit pas se priver de faire connaissance avec cette attachante machine. Et celui dont la compagne veut s’offrir son nouveau « gros cube », serait bien inspiré de lui conseiller celle-ci… pour mieux lui emprunter !

La Triumph Street Twin (aka Miss Bonnie)

On aime :
le moteur !
la polyvalence, la prise en main immédiate
l’équipement de série (ABS, warnings, prise USB…) 

On aurait aimé :
un compte-tours
des freins plus mordants 

Plus d’informations concernant la nouvelle Street Twin sur le site TriumphMotorcycles.fr

Triumph Lyon, 58 chemin de la Bruyère (Pôle Moto), 69570 Dardilly. www.triumph-lyon.com

Disponible de série en 5 coloris. Ici: rouge, noir mat, gris. Disponible de série en 5 coloris. Ici: rouge, noir mat, gris.

La Street Twin en duo, c'est bien...La Street Twin en duo, c’est bien…

... mais chacun sa moto, c'est encore mieux !… mais chacun sa moto, c’est encore mieux !

Elle : Casque 70’s Helmet, blouson Belstaff Pure Motorcycle (avec protections amovibles D3O), tee shirt Warson, jean Lee, chaussures Bibliotek.

Lui : Casque DMD Seventy Five en carbone-kevlar, blouson Belstaff Pure Motorcycle, gants Christophe Fenwick en chevreau et cachemire, chemise Denham, jean Momotaro et chaussures Buttero (exclusivité boutique).

chez The Royal Racer, 48 rue Mercière, Lyon 2ème. www.theroyalracer.com

Philippe B
philippe@lyonaumasculin.com
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