Le Grand Prix de Monaco Historique

27 MAI 2016

Le Grand Prix de Monaco Historique

Quand les plus désirables voitures de course se donnent rendez-vous à Monaco, les glorieuses années du sport automobile reprennent vie. Musée de l’automobile à ciel ouvert, et véritable ambiance de course sur un circuit mythique : tous les ingrédients d’un moment exceptionnel sont réunis. En images, l’immersion dans cette édition 2016 du « Monaco Historique », qui s’est tenue du 13 au 15 mai.

Le Grand Prix de Monaco Historique

Une fois avalés les 500 kilomètres qui séparent Lyon de Monaco, l’arrivée sur le port donne le ton. Démesure et luxe, dans un environnement urbain ultra-dense (et en perpétuelle reconstruction). Si le Grand Prix de Formule 1 « moderne » rassemble chaque année, non seulement les meilleurs pilotes actuels, mais aussi les people les plus en vue du moment, le GP Historique conserve une certaine discrétion. Un rendez-vous d’initiés où le paraître cède la place à l’authentique passion des automobiles de prestige.

Le Grand Prix de Monaco Historique

La disposition du circuit suit de près celle du port ; celui-ci a la forme d’un U couché sur le flanc droit (ouvert vers l’est). Le tracé épouse les contours de la base du U et de son côté gauche ; tandis que le côté droit (le quai Antoine 1er) accueille les paddocks où les machines sont stockées et préparées – lorsqu’elles ne sont pas en piste. 

Commençons donc par un tour de découverte dans ces paddocks pour un voyage dans le temps qui s’étale de 1925 à 1976. 

NB. Les numéros « #A11 » et ainsi de suite sont ceux des numéros d’enregistrement des véhicules, sur la liste officielle des engagés du Grand Prix de Monaco Historique 2016.

Bienvenue à Monaco !Bienvenue à Monaco !

La série A est celle des voitures de course d’avant-guerre (1925 – 1935) 

Le plateau rassemble avec panache les modèles Alfa-Roméo, Aston Martin, Mercedes-Benz, et surtout Bugatti qui furent au sommet de 1925 à 1935. Pour ces mécaniques presque centenaires, pas de véritable course, mais des sessions de parade sur le circuit. Ce qui n’enleva rien au plaisir des spectateurs !

Bugatti 37A, 1927. #A11Bugatti 37A, 1927. #A11

Mercedes-Benz SSK, 1929. #A7Mercedes-Benz SSK, 1929. #A7

Le moteur 8 cylindres en ligne (!) de la Bugatti Type 51, 1931. #A5Le moteur 8 cylindres en ligne (!) de la Bugatti Type 51, 1931. #A5

La série B rassemble les voitures de course à moteur avant, antérieures à 1961 

Ici, les affaires sérieuses commencent : les concurrents sont engagés dans de véritables courses. Accidents compris ! Les machines sont exclusivement conçues pour la performance ; on apprécie les progrès techniques au fil des saisons. Les cockpits s’étirent, les freins à disques remplacent progressivement les antiques tambours, les trains roulants se perfectionnent. L’impulsion des « garagistes » anglais (Lotus, Cooper) est sensible.

La Maserati 250F (1956), #B28La Maserati 250F (1956), #B28

Train arrière sur cales, la Talbot-Lago T26C (1948) chauffe la mécanique. #B26Train arrière sur cales, la Talbot-Lago T26C (1948) chauffe la mécanique. #B26

La série C est celle des automobiles sportives de 1948 à 1955.

Époque bénie par les somptueuses créations de Ferrari, Aston Martin, Jaguar, BMW, Maserati ; parsemée de marques ayant aussi marqué leur temps (Lister, Gordini, Allard…). Des lignes à tomber, des V12 en-veux-tu-en-voilà… le Grand Tourisme absolu.

La Lister "Flat Iron" 1955. #C4La Lister « Flat Iron » 1955. #C4

L'intérieur de la Ferrari 166 MM "Mille Miglia" 1950. #C20L’intérieur de la Ferrari 166 MM « Mille Miglia » 1950. #C20

Jaguar Type D, 1955. Une tête d'extraterrestre étonné ! #C68Jaguar Type D, 1955. Une tête d’extraterrestre étonné ! #C68

Concours d'élégance? Course d'élégance : les Divas partent en qualifications.Concours d’élégance? Course d’élégance : les Divas partent en qualifications.

La série D est ouverte aux monoplaces de Formule Junior de 1958 à 1960.

Ces voitures ont pris part aux championnats de Formule Junior, compétition ayant jeté les bases de la règlementation sportive. Les concurrentes sont limitées en cylindrée, les moteurs sont encore disposés à l’avant, seuls les freins à tambours sont autorisés. Pour autant, c’est une série très appréciée des pilotes

La Stanguellini FJ 1959. #D40La Stanguellini FJ 1959. #D40

Plus que quelques secondes avant le feu vert...Plus que quelques secondes avant le feu vert…

Mister John of B, paré pour les essais.Mister John of B, paré pour les essais.

La série E nous replonge dans la Formule 1, de 1961 à 1965.

Les moteurs ont migré à l’arrière, les chassis monocoques remplacent les tubulaires. Le gain de poids devient une priorité, sous l’impulsion de Colin Chapman notamment. La compétition est animée par les Lotus, Ferrari, BRM, Lola, Cooper… aux mains de Jim Clark, Graham Hill et John Surtees.

Le Grand Prix de Monaco Historique

Le V8 de la Brabham BT7 Climax, 1963. #E4Le V8 de la Brabham BT7 Climax, 1963. #E4

Duel dans le célèbre virage de La RascasseDuel dans le célèbre virage de La Rascasse

La série F : les voitures de Grand Prix F1 de 1966 à 1972.

Les puissances augmentent, les vitesses aussi ; les premiers ailerons viennent plaquer les voitures au sol pour gagner en stabilité et vitesse en courbes. Méthodes empiriques, improvisations géniales… les formes les plus inattendues se succèdent dans les allées monégasques. Les concurrents du GP Historique continuent d’élever le rythme, le tour de piste descend sous la barre des 1’35 au tour.

La Matra MS120C (1972) #F20La Matra MS120C (1972) #F20

Les entrailles de la McLaren M14A, moteur Ford Cosworth, 1970. #F10Les entrailles de la McLaren M14A, moteur Ford Cosworth, 1970. #F10

Appui maximal sur le museau de la March 701 (1970). #F28Appui maximal sur le museau de la March 701 (1970). #F28

Le spectaculaire secteur Piscine.Le spectaculaire secteur Piscine.

La série G : les voitures de Grand Prix F1 de 1973 à 1976.

L’époque couronna les Jacky Stewart, Emerson Fittipaldi, Niki Lauda, et James Hunt lors d’un affrontement final épique. Côté constructeurs, les Lotus, Tyrrell, McLaren et Ferrari trustent les podiums. Les courses sont aussi spectaculaires que dangereuses ; la victoire s’obtient désormais autant par le talent que par des méthodes scientifiques. La bataille ne va pas tarder à devenir – au détriment du sport – une histoire de gros sous. Dernières rescapées de glorieuses années, les machines n’en sont que plus désirables…

Le Team Lotus en force avec ses mythiques JPS.Le Team Lotus en force avec ses mythiques JPS.

Des machines et des hommes, affûtés. Hesketh 308, #G26.Des machines et des hommes, affûtés. Hesketh 308, #G26.

Ferrari 312 T2, #G1. Celle de la dramatique saison 1976.Ferrari 312 T2, #G1. Celle de la dramatique saison 1976.

La course - la vraie - va pouvoir commencer...La course – la vraie – va pouvoir commencer…

Philippe B
philippe@lyonaumasculin.com
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