Tristes Fêtes pour Pequignet

28 DÉCEMBRE 2016

Tristes Fêtes pour Pequignet

Brexit, Trump, guerres et hécatombe d’artistes : 2016, année de m3®#3 ! Pour la maison d’horlogerie française Pequignet, non seulement l’année finit mal, mais l’avenir est très incertain. Placée en liquidation judiciaire, l’entreprise doit trouver un repreneur capable de redresser la barre… et de sauver ces emplois et ce savoir-faire avant qu’il ne soit trop tard.

Tristes Fêtes pour Pequignet

À l’âge de 16 ans, Émile Pequignet fait ses premiers pas dans l’univers de l’horlogerie. En 1973 il fonde sa propre entreprise à Morteau, dans le Jura. La Maison Pequignet parvient à s’imposer comme une référence de la montre de luxe (pour dames et pour hommes). Prouesse technique réservée aux plus grandes maisons, l’entreprise lance en 2011 son propre mouvement : le Calibre Royal. Une mécanique exceptionnelle, récompensée par la presse internationale. 

Tristes Fêtes pour Pequignet

Une mécanique née du talent et du savoir-faire de véritables passionnés. Alors que s’est-il passé depuis 2011? Entre la responsabilité des dirigeants qui se sont succédés à la tête de l’entreprise depuis le départ en retraite du fondateur, et celle macroéconomique de la crise du secteur horloger, les causes sont multiples et complexes. Une chose est sûre : la situation financière de l’entreprise a causé sa mise en liquidation judiciaire, début décembre 2016. 

Pour les 42 salariés de l’entreprise, l’issue est dramatiquement simple : s’il ne se présente pas un repreneur avant le 8 février 2017, c’est la fin.

Tristes Fêtes pour Pequignet

Cette triste situation n’est qu’un exemple de plus de l’érosion des métiers et talents sur notre sol. En cette période de fêtes, on ne peut qu’imaginer le désarroi de ces hommes et femmes…

Ceux qui me connaissent savent l’importance que j’accorde à mes choix de consommateur. Je suis un amoureux des métiers et du savoir-faire, et j’essaie à mon échelle de rappeler que chacun est consomm’acteur au sein de notre économie. J’ai pu écrire des lignes dissuasives sur la montre Apple ; et d’autres, admiratives du renouveau de la Maison Lejaby. « Nos emplettes sont nos emplois », la phrase est connue, mais est-elle suffisamment appliquée? 

Tristes Fêtes pour Pequignet

Heureusement, des initiatives fleurissent pour sauver Pequignet. Il y en a qui alertent leur réseau pour trouver des financements ; d’autres envoient des « bouteilles à la mer » traduites en Chinois, Russe, Coréen… à l’attention d’investisseurs étrangers.

Parmi mes lecteurs, réguliers ou occasionnels, j’ai déjà pu vérifier qu’il y avait des personnes disposant de moyens et d’énergie entrepreneuriale hors du commun. Alors même si ces lignes n’ont qu’une chance sur mille de sauver ces emplois, cette marque et cette histoire… de la part de tous ceux qui y croient encore, le plus grand des mercis.

Bien sûr, vous êtes invités à visiter le site Pequignet.com et découvrir les modèles Equus, montres d’aviateur, de plongée et bien sûr tous les modèles issus de la Manufacture, qui seront – quoi qu’il arrive – des montres très appréciées des collectionneurs…

Les montres Pequignet sont présentées à Lyon chez :
Augis 1830, 32 rue de la République, Lyon 2ème
Castel Bijoux, 49 rue de la République, Lyon 2ème
DANAEL, Aéroport Lyon-Saint-Exupéry, Colombier Saugnieu

 

Tristes Fêtes pour Pequignet
Philippe B
philippe@lyonaumasculin.com
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