La Lamborghini Huracan dans l’arène lyonnaise

28 OCTOBRE 2016

La Lamborghini Huracan dans l’arène lyonnaise

La tradition veut que Lamborghini baptise ses modèles d’après des taureaux célèbres. Lyon n’est pas une ville de corrida, mais les aficionados de la marque y sont bien présents ! Huracan est ici à l’essai dans sa version ultime : LP580-2. Une pure propulsion, qui revient aux fondamentaux avec beaucoup de maîtrise.

Photographie © Ronan Siri

La Lamborghini Huracan dans l'arène lyonnaise

Pour beaucoup (moi le premier), Lamborghini symbolise l’automobile ultime, sans compromis. Les superlatifs affluent et l’automobile paraît irréelle dans le contexte du quotidien. Quand il m’arrive de voir (et d’entendre) passer l’un des modèles de la marque dans les rues de Lyon, l’admiration fait place à la question : mais qui peut bien être au volant? Les stéréotypes menacent, et pourtant… Passion Automobiles Prestige, la concession lyonnaise de Lamborghini, avance son tout dernier argument avec sérénité. 

Avant de prendre le volant, instants contemplatifs en bords de Saône

Avant de prendre le volant, instants contemplatifs en bords de Saône

En franchissant le seuil de la concession, il est bien difficile de masquer son excitation et les modèles présents sur place n’aident pas. Aventador, Huracan, en versions spéciales ou découvrables… autant de bêtes furieuses qui semblent me dévisager du coin du phare. Le maître des lieux m’accueille et me fait visiter le temple : ambiance luxe, calme et volupté. Du côté de l’atelier, c’est un livre d’histoire de la marque au taureau « à capot ouvert ». Les techniciens s’affairent ici sur une Diablo, là sur une Murciélago…

La Lamborghini Huracan dans l'arène lyonnaise

L’identité Lamborghini est « à part » dans l’univers de la voiture de luxe. Cela saute aux yeux quand on contemple ses lignes tendues ; c’est particulièrement sensible quand on circule à bord de l’une d’entre elles. « Actuellement il se produit environ moitié moins de Lamborghini que de Ferrari » rappelle Lionel Laffont (Lamborghini Lyon). Qu’elles soient italiennes ou allemandes, les rivales sont donc paradoxalement plus « populaires ». La performance et surtout l’exclusivité sont les attributs des belles de Bologne, cela est inscrit dans l’histoire de l’automobile depuis l’indétrônable Miura sortie en 1966. 

La Lamborghini Huracan dans l'arène lyonnaise

Sculptures sur roues

Il n’est pas rare qu’un modèle soit produit pendant plus d’une décennie, chez Lamborghini ; la Countach détient le record, 26 ans au catalogue. Au-delà des considérations industrielles, la raison est simple, et basée sur l’émotion visuelle. Les Lambo sont belles, au sens absolu, artistique du mot. Conçues pour la route et le circuit, elles ont tout à fait leur place dans un musée d’art moderne. La Huracan succède à la Gallardo (le modèle le plus vendu de l’histoire de la marque), on imagine le niveau d’exigence lié à son design. 

La Lamborghini Huracan dans l'arène lyonnaise

J’ai envie de leur dire qu’ils ont bien travaillé, quand depuis mon siège j’observe le regard des passants. Les yeux des hommes, femmes, petits et grands sont émerveillés, et leur expression est celle de l’admiration bienveillante. Le passage de l’automobile inspire le plaisir et le respect, une sensation grisante dont j’avais déjà fait l’expérience au volant de la Mercedes 190SL. D’autres marques peuvent susciter de l’envie voire du mépris ; mais « la Lamborghini, c’est autre chose » comme me disait un jogger passant sur le quai, pouce levé !

La Lamborghini Huracan dans l'arène lyonnaise

L’esthétique est une chose ; l’émotion distillée par les vocalises du moteur en est une autre. Sous la paroi vitrée du capot arrière, le V10 exhibe ses formes suggestives. Prometteur… Sa mise en route libère une musique aussi séduisante qu’intimidante. Fort de 580 chevaux, ses montées en régime au-delà des 8000 tours/minute sont tout simplement dantesques. Une telle bande-son, accompagnée par les sensations physiques de l’accélération, c’est une expérience que les mots ont bien de la peine à décrire…

La Lamborghini Huracan dans l'arène lyonnaise

On me glisse à l’oreille que Lamborghini s’apprête à dévoiler une version « plus puissante, plus légère et plus radicale » du présent modèle. Les puristes l’attendent de pied ferme ; l’information sera bien sûr relayée sur la page Facebook de Lamborghini Lyon.
Les préparateurs aussi trouvent la Huracan à leur goût ; cette dernière interprétation boostée à 800 chevaux, peinture camouflage et coffre de toit alimentera sûrement les débats autour de la machine à café…

Une rencontre imprévue
Nous étions en train de photographier la belle sur les quais de la Confluence, quand nous avons vu arriver NavLy, la navette sans chauffeur actuellement en phase de test. Le véhicule autonome a parfaitement repéré la Huracan, et nous avons même pu immortaliser la scène d’un « départ arrêté » hors du commun !

La Lamborghini Huracan dans l'arène lyonnaise

Fiche technique de la Huracan LP 580-2 :

Moteur V10 5,2l atmosphérique, 580 ch à 8250 tr/min
Boîte de vitesses double embrayage 7 rapports, transmission aux roues arrière
Chassis hybride aluminium et fibre de carbone
Dimensions (m) : Long. 4,459 Larg 1,924 Haut. 1,165
Poids à vide : 1389 kg (40% AV, 60% AR)

Performances

Accélération 0 à 100 km/h : 3,4s ; 0 à 200 km/h : 10,1s. Vmax 320 km/h
Freinage de 100 à 0 km/h : 31,9 m
Consommation (mixte) : 11,9 l/100km ; CO2 278 g/km

La Lamborghini Huracan dans l'arène lyonnaise

Au volant
J’ai eu juste le temps de réaliser un essai (forcément, trop court) en rentrant à Dardilly. Mais QUE C’ÉTAIT BON !!! (désolé, je m’emporte)… il faut faire très attention car la drogue est dure et le phénomène de manque en rendant les clés, immédiat. J’ai été bluffé par la facilité avec laquelle cette automobile a priori inaccessible se prend en main. Le mode de conduite Strada est conçu pour faire plaisir sans brutaliser, les modes Sport et surtout Corsa étant désignés de façon 
parfaitement claire quant à l’usage prévu.

Le modèle d’essai : nom de code LP580-2
Salué par les puristes, c’est le retour de la propulsion. Deux roues motrices donc pour un comportement joueur, et une puissance à peine réduite pour rendre l’ensemble un peu moins déraisonnable. Dans l’opération, la Huracan perd 30 kg… et 23 000 €, ce qui en fait, à 180 000 €, la plus abordable des Lamborghini.

La Lamborghini Huracan dans l'arène lyonnaise

Sur le siège baquet, les lunettes Dior « Blacktie » (Optique Debauge, Croix-Rousse)

La vie à bord
La notion de confort pourrait sembler un brin exotique au volant d’une telle automobile. Pourtant les contraintes de la conduite « au quotidien » ont été prises en considération par le constructeur. Les suspensions réglables permettent de passer les dos d’ânes et autres irrégularités sans encombres, et la boîte à double embrayage est aussi réactive que souple. La voiture est basse, mais une fois installé le conducteur bénéficie d’un environnement luxueux. Les formes tendues et les textures high tech sont sublimées par l’aluminium et l’alcantara. Grâce à des commandes intuitives, la conduite devient un régal, c’est là l’un des plus surprenants aspects de cette Huracán : ultra performante et exclusive, mais avec des bonnes manières !

Lamborghini Lyon
Passion Automobiles Prestige

2 chemin des Cuers, 69570 Dardilly
04 72 29 12 21

lamborghini-lyon.com

Pour l’accueil et la confiance, remerciements à
M. Lionel Laffont, Sales Manager de Lamborghini Lyon.

La Lamborghini Huracan dans l'arène lyonnaise

Cet article vous a plu? Vous aimerez peut-être aussi :

La Lamborghini Urraco : un taureau de combat méconnu
La Ducati Multistrada 1200S : libérez les chevaux !
La lampe Artemide Objective, conçue par Jean Nouvel

La Lamborghini Huracan dans l'arène lyonnaise

Philippe B
philippe@lyonaumasculin.com
Pas de commentaires

COMMENTER CET ARTICLE